À PROPOS

Pour l’artiste, il s’agit bien de « tisser avec » le monde qui l’entoure, de même que les contextes tissent et retissent la réalité. ——— Paul Ardenne, Un art contextuel

Danseur et chorégraphe, Gilles Viandier développe au sein du projet générique #Number#, une recherche évolutive au carrefour de la performance, de la danse et de l’architecture, en écho à un diplôme d’architecte DPLG questionnant la reconversion urbaine et artistique des friches industrielles en Europe.

Relié au contexte, à l’histoire et à l’identité de chaque ville, #Number# questionne la perception urbaine, le mouvement et l’engagement du corps, la représentation en général et réalise des dispositifs performatifs in situ basés sur l’appréhension de l’espace public, son détournement et le rôle du spectateur.

#Number# se développe en 2006 à Montpellier autour des concepts de limites (marges, présence de la nature, privatisation, paradoxes urbains), de convergence (rues, places, rivières, public, art de la marche…), et de récolte urbaine (rebuts, signaux, symboles, perceptions…), de flux, de mouvement dans la posture et de discontinuité dans la dynamique, sous forme de palimpsestes chorégraphiques.

#Number# entre ensuite en variations durant le festival Montpellier Danse 2008 et au festival Improspekcije à Zagreb, le long du canal à Bruxelles, à Skopje en Macédoine en projet pour la Biennale des Jeunes Créateurs de la Méditerranée, à Berlin invité par Jeremy Wade et Peter Stamer (The Village, Tanznacht 2010) et à Paris lors du concours Danse élargie 2010 organisé par Boris Charmatz.

Depuis 2012, lors de résidences de création au Trafó à Budapest (Hongrie), avec l’Ordre des Architectes de Transylvanie à Cluj-Napoca (Roumanie), à Ujgorod (Ukraine), au festival Antigel à Genève (Suisse), chez AADK Spain à Blanca (Espagne) et à la Quadriennale de Prague/PQ, (République Tchèque), #Number# continue à explorer et questionner les paradoxes de la ville-vitrine et ses réalités, la sûreté et la mobilité, les flux changeants, les frontières invisibles et l’élasticité du tissu et des liens urbains.

Depuis 2015 les installations performatives Street Pantone sont présentées en galeries et festivals.